Le 25 novembre 2020

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences sexuelles et sexistes, le 25 novembre, les collectifs romands de la Grève féministe se mobilisent pour exiger que la Suisse intègre la notion de consentement dans sa révision du code pénal. Dix pays européens comme l’Allemagne, la Belgique ou la Suède ont déjà introduit cette notion de consentement dans leur législation et plusieurs pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas mènent des discussions en ce sens. Le Parlement fédéral entreprend actuellement une révision historique des articles concernant le viol et la contrainte sexuelle et le texte de loi doit être finalisé d'ici à l'été 2021.

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Avec les survivant.x.e.s et pour les générations futures, au Parlement nous disons :


« NON » à une définition du viol archaïque et stéréotypée


Aujourd’hui pour qu’un viol soit reconnu par la Justice, il doit avoir été commis par un homme sur une femme et celle-ci doit prouver qu’elle a subi une contrainte dont elle aurait essayé de se défaire, par exemple en se débattant. Or, beaucoup de personnes ayant subi un viol rapportent un état de sidération : leur corps se fige pour se protéger. Cette définition participe à la culpabilisation des survivant.x.e.s et se base sur la vision d’un acte violent commis par un inconnu. On sait aujourd’hui que la plupart des viols ont pour décor des lieux familiers et pour acteurs des personnes qui se connaissent et sont liées par un lien de confiance. En résumé, selon la loi actuelle, seules les femmes peuvent subir un viol et elles doivent prouver la contrainte. Le fardeau de la preuve et la honte doivent changer de camp !


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« NON » à une justice sexiste


Selon une étude commandée par Amnesty, en Suisse, en 2019, 22%1 des femmes* ont subi des actes sexuels non désirés au cours de leur vie et 12% ont eu des rapports sexuels contre leur gré. Pourtant, seulement 8% des personnes concernées ont signalé à la police les violences sexuelles qu'elles avaient subies. Le très faible – et donc alarmant – nombre de personnes qui portent plainte s’explique notamment par le fait que celles-ci ont souvent honte de ce qui leur est arrivé et que la justice, telle qu’elle est construite aujourd’hui, n’est pas adéquate dans le traitement des plaintes pour violences sexuelles.


« OUI » à un droit basé sur le consentement


@arcinfo.ch

Le principe de base pour des relations sexuelles respectueuses entre femmes* et hommes devrait être le désir réciproque, lequel est évidemment exclu en l’absence du consentement de l’une des parties. On peut résumer cela en deux phrases : « Quand une femme dit « non », c’est pas oui, c’est « non » ! Quand une femme n’a pas dit « oui », on présume que c’est « non » ! ». Cette approche simple doit être ancrée dans notre droit pénal pour rendre enfin justice aux survivantes et avoir un impact normatif et pédagogique sur notre société. Ainsi, dès le plus jeune âge, les enfants seront amené·e·s à apprendre qu’il faut respecter la parole de l’autre et la justice devra en prendre acte dans ses jugements.






Changeons la loi, pour changer les mentalités !




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la vidéo postée en direct le 25 novembre sur Facebook :






merci à Arcinfo.ch et Muriel Antille pour les photos de la performance

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